Home 3.jpg Aide 5.gif loupe 7 zeus.gif
folio
Christ chassant du Temple les acheteurs et les vendeurs
3 - Le Hortus deliciarum de l’abbesse Herrade de Landsperg. (de Hohenbourg)
folio 238 R - Christen-Tisserant
Cette image était incluse dans l'ouvrage d'Engelhardt, le Fornicateur (débauchés - dans la planche I - en bas à droite N°7), Judas "Mercator" (Iscariote) planche I, (en bas au centre gaucheN°5) et le brigand, planche I (en bas au centre droit N°6) du livre d'Engelhardt, voir textes explicatifs 23-. 3-4.  Vue d’ensemble du contenu selon le texte et les peintures
Cette peinture (de l'Eglise) sert en quelque sorte d’introduction à une série de chapitres consacrés à l’Église chrétienne, aux différents états qui la composent, à leurs rapports et à leurs devoirs réciproques. Ainsi, par exemple, selon le Speculum ecclesiae, les paysans ne doivent surtout pas manquer de donner la dîme au clergé ; à défaut de quoi le ciel leur ferait détruire les neuf autres parts par autant de fléaux différents : pluie, sécheresse, grêle, rouille, peste, violences exercées par les juges ou les guerriers, incendie et brigands. Tout cela est évité par le versement correct de la dîme et par les aumônes.
De la Gemma animae est tirée la description des églises et des lieux consacrés à Dieu, de leurs parties intérieures et extérieures, de l’ensemble des objets sacrés et de leur consécration, avec, pour chacun, son interprétation allégorique et mystique ; puis l’énumération de tout le personnel de l’Église, depuis les portiers, à travers toutes les classes et dignités du clergé, jusqu’aux patriarches et au pape, selon leur rang et les fonctions propres à chacun, avec la description de leurs vêtements. 
Concernant la primauté du pape de Rome, d'autres extraits de la collection de Décrétales d'Ivo sont ensuite rapportés, en premier lieu le prétendu Testament de Constantin, qui attribue au pape tous les insignes impériaux.
Des considérations sur les vices et sur ceux qui en sont coupables, lesquels doivent être bannis de l’Église, s’achèvent par un poème de Herrade contre l’usure et la simonie. En même temps, une peinture représente le Christ chassant du Temple les acheteurs et les vendeurs, de sorte que parmi ces derniers sont représentées toutes sortes de pécheurs et de personnes frappées d’exclusion par l’Église : on y voit notamment Judas Iscariote ; Géhazi (appelé ici Gézi), serviteur d’Élisée, qui extorqua de l’argent à Naaman, le chef syrien que le prophète avait guéri, et devint pour cela lépreux ; Simon le Magicien, qu’un petit démon saisit par les cheveux et un autre par le vêtement ; puis des voleurs, meurtriers, débauchés, magiciens et sorciers (ces derniers portant une tour sur le bout du nez) ; pour terminer, une troupe d’hérétiques et d’injustes de toute espèce.
238R
Mais comment les exclus peuvent être guéris par le repentir et la pénitence, ainsi que par la miséricorde du Christ, c’est ce que montre l’image d’un personnage chargé de sept superstructures — dont chacune représente une hérésie particulière — et de nouveau de sept exercices de pénitence servant de remèdes. Plus loin, le Christ se tient sur un pressoir à vin, tandis que tous les membres de l’Église y déversent des grappes de raisin. En dehors du cercle qui entoure la peinture, on voit de nouveau l’hérétique, auquel le Christ (représenté une nouvelle fois) s’avance et qu’il ramène par la main dans le sein de l’Église.
241R
Juste après se trouve représentée l’histoire de l’Antéchrist. On voit l’Antéchrist qui tue Élie et Hénoch, apparus sur terre peu avant lui ; les corps des deux hommes gisent intacts dans la rue ; l’Antéchrist fait gagner par des présents les princes, les ecclésiastiques, les peuples, tant chrétiens que juifs ; il accomplit des miracles, fait fleurir les arbres, fait tomber le feu du ciel, soulève la mer par la tempête ; ceux qui ne veulent pas encore croire en lui, il les fait torturer et mettre à mort ; celui-ci est jeté dans une fournaise ardente, celui-là décapité, d’autres déchiquetés avec des crochets, flagellés, assommés à coups de massue, aveuglés, lapidés, dévorés par des dragons, mordus par des serpents. Mais patience ! Némésis n’est pas loin : l’Antéchrist gravit fièrement le mont des Oliviers pour monter au ciel ; aussitôt apparaît l’ange Michel et fend le crâne de l’orgueilleux, à la stupéfaction de ses disciples égarés. Les élus séduits par lui font pénitence, les Juifs se convertissent, la Synagogue est baptisée. — Dans le texte, on trouve des développements sur l’Antéchrist.  de
241R
à
242V
magiciens et sorciers (ces derniers portant une tour sur le bout du nez)
folio 238R Rosalie Green
Cette image n'était pas incluse dans l'ouvrage d'Engelhardt, mais retrouvée par Rosalie Green, grace à cette description d'Engelhardt