Home 3.jpg Aide 5.gif loupe 7 zeus.gif
folio
4 - De la science, de la littérature et de l'art dans l'œuvre de Herrade.
L'esprit de son époque s'exprime pleinement dans l'œuvre de Herrade. Le monde et le savoir qu'il renferme n'existent que pour servir l'Église et sa foi ; ce que l'esprit humain a cherché à connaître n'est admis que lorsqu'il peut servir d'appui à la théologie ; sinon, ce n'est que futilité, voire inspiration de Satan et de ses esprits impurs. De même qu'à notre époque la théologie n'est tolérée que lorsqu'elle sait se conformer à l'esprit du monde.
Toutefois, conformément à ce qui convient à la nature féminine, Herrade se complut particulièrement dans la partie poétique de la doctrine de la foi, dans les berceaux mystiques de l'histoire sainte et des prophéties.
Ce n'est pas notre tâche de la suivre dans cette voie. Nous pourrions fournir une riche matière aux amateurs de mystique religieuse ; mais il suffira d'avoir indiqué les sources, pour la plupart encore accessibles dans les recueils des auteurs ecclésiastiques, auxquelles Herrade elle-même puisa. 
En particulier, celui qui souhaite se renseigner sur la nature des esprits, sur leurs apparitions, »
Celui qui voudrait être renseigné sur leur condition, depuis l'instant de la mort jusqu'au Jugement dernier et au-delà, ne doit pas manquer de faire des recherches à ce sujet ; sa peine en sera largement récompensée. Ainsi, on peut par exemple apprendre dans l’Elucidarium dans quelles conditions et sous quelles formes les âmes peuvent apparaître ; que l’âme d’un certain pape Benoît se serait montrée avec une tête et une queue d’âne et un corps d’ours ; mais que, le plus souvent, les âmes apparaissaient sous forme humaine, avec un corps constitué d’air ; que, pour les hommes pieux, il importe peu qu’ils soient enterrés dans un cimetière consacré ou non, puisqu’ils reposent partout dans le sein de l’Église ; mais que la chose est extrêmement importante pour ceux qui souffrent au purgatoire et pour les grands pécheurs, puisqu’une part de la grâce des pieux enterrés autour d’eux passe sur eux ; c’est pourquoi les démons déterraient aussi parfois les ossements des méchants et les emportaient hors du cimetière. — Pierre Lombard ne doit certainement pas non plus être négligé à cet égard : il donne des renseignements précis sur la résurrection, sur l’âge et la stature qu’auront les ressuscités (l’âge étant fixé entre trente et trente-trois ans, comme celui auquel le Christ a enseigné, souffert et ressuscité), ainsi que sur la nature du feu de l’Enfer, etc.
Herrade a rassemblé quantité de choses sur les diverses espèces d’arts secrets interdits par l’Église, tels que la magie, la sorcellerie, la divination, l’interprétation des signes, le choix des jours, etc. ; principalement, chez Ivo, tous les interdits édictés par les conciles de l’Église contre de telles pratiques. Une méthode tout à fait singulière, relevant précisément de ces interdictions, pour découvrir des choses cachées, serait, d’après un passage du Speculum ecclesiae, qu’un homme revête des vêtements de femme, ou, inversement, qu’une femme prenne un vêtement d’homme. 
Les informations géographiques et astronomiques sont malheureusement maigres et pauvres. Toutes les géographies, anciennes et contemporaines, sont mélangées sans distinction. Les étymologies tiennent pour la plupart lieu de connaissances positives ; et l’on a déjà montré, par des exemples, comment ces étymologies sont souvent constituées. Toutefois, pour l’histoire de la géographie au Moyen Âge, on ne doit en aucun cas négliger de telles informations, souvent enfouies dans les écrits des auteurs ecclésiastiques entre des traités théologiques. »
Si les astronomes et les géologues dont Herrade utilisa les compendia ignoraient certaines choses qui appartiennent aujourd’hui aux notions les plus élémentaires de ces sciences, ils rapportent en revanche avec une assurance parfaitement dépourvue de réserve certaines données pour lesquelles notre époque sceptique exigerait au moins quelques documents anciens comme preuves ; par exemple lorsque l’ “un certain astrologue” de Herrade affirme que le monde a été créé le 15 des calendes d’avril (c’est-à-dire le 18 mars).
Toutefois, à côté de telles affirmations qui nous paraissent un peu trop catégoriques, on trouve certaines indications fondées sur des conceptions plus justes et qui témoignent plus favorablement des connaissances de cette époque ; nous en avons déjà signalé quelques-unes provenant précisément de cet astronome ou astrologue. Les calendriers et les tableaux chronologiques de Herrade fournissent d’ailleurs des preuves remarquables de ses connaissances réelles et de son application infatigable. 
Pour l’histoire ancienne, le choix de Herrade s’était heureusement porté sur Frechulf, qui toutefois, lui aussi, dans l’esprit de son époque, on raconte entre autres qu’Augustin n’a jamais supporté qu’on lui donne le titre de “Seigneur”, parce que, sous son "gouvernement", le véritable Seigneur du genre humain était né.
Il est regrettable que Herrade, qui possédait tant d’esprit et de connaissances, et qui, en raison des affaires de son monastère, entretenait de multiples relations avec les grands du monde, n’ait consacré à l’histoire de son temps ni une page, ni même un mot. Que de choses extrêmement intéressantes aurait pu conserver cette contemporaine de Frédéric Barberousse, de Philippe Auguste, de Richard Cœur de Lion et de Saladin ; quelle digne héritière aurait-elle pu être de Roswitha, la religieuse de Gandersheim !
Mais pour Herrade, son monastère était le monde entier ; elle ne vivait pas pour son époque, mais seulement dans son époque : et il devait sans doute être doux, même alors, de s’enfuir de celle-ci vers le monde du passé ; doux d’oublier le présent dans les champs de la science paisible, ou dans le domaine fleuri de l’imagination et de l’art. Oui, qu’il nous soit permis d’avouer que nous aussi, souvent et volontiers, nous nous détournions de la tempête sombre du présent pour nous tourner vers les traits anciens de Herrade, et qu’en déchiffrant ses allégories aux enchevêtrements multiples, nous nous transportions avec émotion dans la foi enfantine du monde ancien, dans la sincérité chaleureuse de ses croyances ; qu’isolé auprès des créations de Herrade, nous avons passé plus d’une heure réconfortante. 
La liste des papes est le seul élément historique que Herrade ait poursuivi jusqu’à son époque.
Toute son œuvre porte un témoignage élogieux des belles connaissances que Herrade possédait en langue latine. Le fait qu’elle ait non seulement compris les modèles, loin d’être méprisables, qu’elle avait devant elle — tels que Frechulf, Anselme, et Pierre Lombard, éminent élève du brillant Abélard — mais qu’elle se soit réellement approprié la langue pour en faire usage, se manifeste à de nombreuses reprises dans ses poèmes, où elle déploie sa richesse d’expression, certes çà et là d’une manière adaptée à son époque, souvent étrange ; mais également dans sa préface en prose et dans divers autres passages provenant d’elle, notamment dans le traité polémique déjà mentionné sur les droits du clergé séculier et du clergé régulier, si, comme cela est probable, elle en est l’auteure : les distinctions dialectiques qu’il contient lui fournissaient une pleine occasion de montrer sa maîtrise de la langue.
Par égard pour ses élèves spirituelles, Herrade avait pris un soin particulier — qui témoigne encore davantage de sa connaissance de la langue — de fournir, pour les expressions et tournures latines les plus difficiles rencontrées dans l’ensemble de l’ouvrage, soit entre les lignes, soit dans les marges, des mots latins plus connus et plus simples à titre d’explication, ou encore des équivalents allemands. Ce dernier fait apporte une contribution non négligeable à l’étude de la langue allemande du Moyen Âge, d’autant plus fiable que le sens du mot allemand ne peut guère laisser place au doute. Il suffira ici d’en relever quelques-uns que, du moins, nous n’avons pas encore remarqués dans les glossaires. Parmi les noms allemands des mois, les suivants sont particuliers : Januarius est traduit, outre Wintermonat, par Jârmanot ; October (et non November) s’appelle ici Windemanot ; November, Wintermanot ; December, Hertemanot (probablement de hert, “dur”, durus). Quelques autres mots : Wîwino (turbo, tourbillon, vent impétueux) ; … schatelume Stätte (“lieux ombragés”, opaca loca) ; Traben ou Rasen (tramcita, via augusta vel transversa) ; l'expression si chaleureuse Vaterheim pour patria, Vaterland ; etc.
Sous des formes diverses, le beau talent poétique de Herrade se déploya. Plein de grâce, d'une tendre délicatesse, dans un ton fluide, il s'exprime avec légèreté dans les poèmes lyriques, surtout dans la dédicace adressée à ses vierges consacrées, dans ce lieu sacré, semence des lys éclatants du ciel, sa pure assemblée de jeunes filles ; ainsi encore dans le poème final consacré à sa noble Hohenburg elle-même, où, dans la majesté silencieuse de la nature, la présence de Dieu fait si sensiblement palpiter le cœur. Ces rythmes sont composés de trochées et de dactyles rimés.
Ses poèmes de méditation et d'enseignement spirituels avancent avec un sérieux sombre : ils portent sur le renoncement au monde, sur la Chute, etc. Les uns sont constitués de distiques alternant hexamètres et pentamètres ; d'autres sont entièrement en hexamètres, tous avec des rimes, tantôt au milieu, tantôt à la fin : ce sont donc de véritables vers léonins. Le poème-calendrier en hexamètres n'est rimé qu'en partie.
Une joie reconnaissante anime les poèmes lyriques de Noël et du Nouvel An ; des singularités frappantes et une naïveté de langage qui contraste fortement avec notre manière actuelle de parler — on a remarqué depuis longtemps que la pureté des mœurs craint moins le langage sans voile que la corruption des mœurs — leur donnent, comme le montraient déjà les exemples précédemment communiqués, un caractère particulièrement remarquable. Ils sont, comme les rythmes de dédicace, composés de trochées et de dactyles rimés.*)
Nous avons ajouté à nos additions la liste complète des mots allemands qui apparaissent chez Herrade comme explications d'expressions latines. — La liste de la communauté monastique de Herrade, communiquée plus haut, fournit également les prénoms alors en usage, parmi lesquels certains sont très gracieux.
*) Nous répétons que les vers des poèmes lyriques sont écrits sans alinéa, les strophes étant seulement distinguées par de grandes lettres rouges ; les hexamètres et les pentamètres, en revanche, sont écrits sur des lignes séparées. De plus, dans ces derniers, lorsque les distiques riment à la fin, les syllabes ou lettres finales communes aux deux vers ne sont écrites qu'une seule fois et sont reliées à chacun d'eux par un trait qui se prolonge symétriquement dans cette direction. 
Les poèmes lyriques sont tous mis en musique. Parfois, seule la première strophe porte l'écriture musicale ; alors, dans les strophes suivantes, comme nous allons le voir plus précisément, seules les indications de mesure et d'exécution sont placées au-dessus des syllabes. 
Pour la musique, en ce qui concerne les intervalles, le système de lignes de Guido d'Arezzo est suivi, de sorte que la ligne rouge pour F et la ligne jaune pour C sont constamment tracées. Parmi les exemples de ce genre que Gerbert donne (Musica sacra, t. II, pl. 16), les morceaux de musique de Herrade se distinguent par le fait que non seulement ces deux lignes colorées, mais aussi d'autres lignes, espacées par tierces, sont tracées au plomb, de sorte que, comme encore aujourd'hui, l'un des intervalles de ton se trouve sur une ligne et l'autre dans un espace.
→ « La reproduction des poèmes de Herrade sera jointe à notre travail à titre d'addition. »
→ « Notre X ° planche gravée sur cuivre contient des exemples de cette notation musicale. »
Les lettres de l'intervalle sont également toujours inscrites à l'avance, par tierces. Mais pas toujours…  celles-ci [les lettres], de sorte qu'on trouve tantôt c a f d, tantôt g e c a, ou encore a f d b. Les noms et la succession des lettres et des intervalles entre eux sont, comme chez Guido : a b d f g a. Pour le b, le signe B est ajouté au-dessus et devant. Certains morceaux de musique sont écrits pour plusieurs voix ; chaque voix est alors distinguée soit par un espace assez large, soit par une ligne noire. Aussi bien lorsque plusieurs voix sont ainsi présentes que lorsqu'il n'y en a qu'une seule, il est vraisemblable que, selon la différence de tessiture, tantôt le a constitue la ligne inférieure, tantôt le f, tantôt une autre note ; sans que soit naturellement modifié pour autant l'ordre immuable des tons ou des intervalles entre eux.
*) Pour indiquer la durée et l'expression des sons servent encore les accents, les points, les crochets doubles et simples, tels qu'ils étaient déjà employés avant Guido, comme Gerbert le démontre clairement ). Ces signes sont inscrits, pour chaque note, sur les lignes ou les intervalles de la portée, au-dessus de la syllabe qui doit porter le son ; et, dans les strophes suivantes, qui sont chantées sur la même mélodie et pour lesquelles la portée musicale n'est donc plus répétée, ces mêmes signes sont ajoutés au-dessus de chaque syllabe.
La peinture devait peut-être être pour Herrade une activité de prédilection. Avec quelle main généreuse elle dota son œuvre de cet ornement si agréable, on peut le déduire de la description de l'ensemble ; de même, la richesse de son imagination se déploie dans l'invention, particulièrement aussi, des peintures allégoriques et mystico-symboliques si variées.
*) De cantu et musica sacra, t. II, p. 50. Les noms et les différences de ces signes sont indiqués dans les ouvrages que Gerbert communique au t. II, pl. 10, n° 2. 
Toutes ces peintures sont exécutées avec soin ; les contours sont d'abord très proprement dessinés à l'encre noire ou en couleur, avec la tire-ligne ou la plume, puis la couleur à l'eau est appliquée.
Note sur Engelhardt dont la critique s'envole subitement.
Que devrait-on dire des proportions du Greco ! Ou encore le style de Jérome Bosch dans l'Enfer On peut certes reconnaître dans certaines figures de Herrade une connaissance imparfaite et incertaine des proportions, ce qui témoigne de l'état de décadence dans lequel l'art se trouvait. Ces figures sont généralement maigres, particulièrement les bras et les pieds ; en revanche, les têtes sont souvent trop grandes, avec des yeux fixes. Çà et là, on rencontre des membres mal dessinés, voire tordus. Tout cela apparaît surtout dans les nudités ou lorsque les vêtements sont plus ajustés. Pour le reste, les mains sont plutôt mieux dessinées que les pieds, et leur mouvement est toujours expressif.
Peut-on comprendre l'art du XII° au XIX° si facilement sans pour autant  le trouver "décadent"
Dans la plupart des têtes féminines, on remarque au premier regard une certaine uniformité, d'un effet peu agréable, d'autant que les nez, parfois assez fortement dessinés, et les yeux quelque peu fixes produisent généralement une expression de vieillesse, encore accentuée par les ombres vertes. Dans les physionomies masculines, la peintre avait plus de facilité à introduire de la variété et à leur donner une expression de caractère appropriée.

Avec un soin particulier, elle s'efforça de donner aux têtes du Christ beauté et expression, et non sans succès. Quelques autres têtes se distinguent également avantageusement, notamment celle de Dieu représenté en tant que corps célestes et dans la Trinité ; ainsi que ceux de Pierre, Paul, Pilate et Hérode. Lorsqu'un même personnage apparaît plusieurs fois, on lui a volontairement donné, et non sans succès, la plus grande ressemblance possible dans le visage et la stature.
Le dessin des arbres, des buissons et des autres éléments du paysage est extrêmement fruste et mal réussi. En revanche, les éléments architecturaux et les objets sont exécutés avec beaucoup de soin et, en partie, avec bonheur.
On peut "juger" des figures humaines, des Apôtres, de Dieu, des arbres et des buissons, mais . . . 
. . . Engelhardt est particulièrement injuste dans ses propos, pourtant de ceux d'un grand connaisseur, car il est de notoriété que la perspective a été "inventée" en Italie, autour des années 1420 à Florence. Or Herrade réalise ses miniatures en 1180 !
La perspective est partout extrêmement déficiente et, en ce qui concerne les paysages, il n'y en a pratiquement aucune.
**) À côté de toutes ces imperfections, on remarque avec étonnement, dans le traitement des draperies, et notamment dans leur disposition et le jeu des plis, non pas seulement quelque chose qui serait propre au style gothique décadent de l'époque plus tardive ou très tardive, mais au contraire les traces incontestables du noble style des Anciens, qui apparaissent particulièrement dans le dessin des manteaux et des vêtements amples ; de sorte qu'il faut supposer que la dessinatrice a ici travaillé d'après des modèles ou des traditions provenant d'une Antiquité plus ancienne et meilleure. 
**) Nous pouvons, à ce propos, nous appuyer sur le témoignage de l'un des artistes les plus compétents - notre excellent Ohmacht (un artiste contemporain (1760-1834) Strasbourgeois) , dont nous avons eu à apprécier par ailleurs les remarques pénétrantes sur ces anciennes productions. — Combien importante serait, pour l'histoire de l'art, la découverte du chemin par lequel ces modèles byzantins ) ont traversé les ténèbres de la barbarie, et venant de si loin de l'Italie jusqu'à ce couvent de femmes alsacien, et par quel chemin ils auraient pu parvenir jusqu'à lui, en s'accompagnant pourtant de toute la rudesse de l'art qui va ici de pair avec eux ; c'est-à-dire pourquoi, tandis qu'une chose est meilleure, l'autre exprime si manifestement l'enfance de l'art.
Où l'on se conforte avec le regard du XIX° sur le XX°, 
Il va d'ailleurs de soi que les draperies, par ailleurs bien comprises, souffrent elles aussi de la disproportion des figures et d'une exécution déficiente. 
Mais dans l'attitude des figures règne également une noble simplicité, et pas encore le caractère maniéré de l'époque suivante ; cela vaut aussi, de manière générale, pour la disposition de l'ensemble des groupes. Seulement, ces derniers sont la plupart du temps disposés trop sur une seule ligne, comme c'était d'ailleurs aussi le cas dans le style des Anciens — si toutefois cela doit être considéré comme une imperfection — ; le manque de perspective est ici aussi partout frappant.
Parmi les figures individuelles, beaucoup méritent une mention élogieuse, notamment celle de la Divinité lors de la Création, le Christ, Moïse, Pierre, Paul, Hérode, la Superbia sur un cheval au galop, et bien d'autres ; et, parmi les groupes entiers, ceux des disciples endormis, de l'arrestation du Christ, représentée ici avec les disciples en fuite, de la montée au Calvaire, des élus et des damnés au Jugement dernier, et bien d'autres encore.
Gardons cette touche finale de générosité, qui sera suivie aux pages suivantes de beaux compliments !