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Aperçu des reproductions tirées de l’abbesse Herrade de Landsperg, (de Hohenbourg)
du Hortus deliciarum, réunies
pour servir à l’explication du vêtement, des objets et de quelques usages du XIIe siècle.

Fig. 1. (à gauche) Pape, évêques et ecclésiastiques parmi les élus dans la représentation du Jugement dernier. Particulièrement remarquable par la représentation précise de la mitre ou couronne pontificale de l’époque (phrygium). On sait qu’une deuxième couronne ne fut ajoutée qu’environ en 1227, et la troisième vers 1362–1370. La mitre des évêques et les chasubles présentent elles aussi des formes différentes de celles d’aujourd’hui.
 les marches de l’échelle 
Fig. 2. (en suivant à droite) Prélats et moines parmi les élus dans la même représentation. La robe monastique se distingue notamment par une rangée de fentes disposées sur le devant, permettant d’y passer les mains.
Fig. 3 et 4. (à droite) Une abbesse, également parmi les groupes des élus, puis un groupe d’abbesses et de religieuses, placées parmi les damnés à cause de la vanité mondaine, dans la même représentation. Le costume diffère peu de celui des femmes laïques, principalement par la manière de porter le voile ; les religieuses n’ont pas encore de couvre-menton, ni de voile de poitrine couvrant le menton et le cou (guimpe).
Fig. 5. (à gauche) Une servante. (Lors du reniement de Pierre.) Elle ne porte que la robe de dessous étroite, mais avec une bordure ; et, en haut, une pièce d’une autre couleur, peut-être véritablement une pièce couvrant le cou. Elle porte un bonnet rond et des boucles d’oreilles.
Fig. 6. (à droite et aux pieds de la précédente) Une boucle d’oreille. (Dans la représentation du combat des Vertus et des Vices, où la Luxure et ses compagnes, dans leur fuite, ont jeté leurs bijoux.)
Fig. 7. (au centre) La figure de Superbia [l’Orgueil], tirée de la représentation mentionnée plus haut du combat des Vertus et des Vices. — Elle se distingue par le voile de tête enroulé en un turban plus haut ; par la forme de la robe, qui est lacée et, de plus, ornée sur le côté d’une bande de fourrure, et dont les manches ne s’élargissent qu’au niveau des jointures des mains ; enfin par les bottes à bec.
Fig. 8. (à droite) Tirée de la parabole des talents confiés. — Cette figure est mise en évidence en raison de son chaussant.
Fig. 9. (à gauche) Tirée de l’histoire de l’Antéchrist. Des Juifs avec leurs bonnets pointus blancs (de même Mardochée, pl. 4, fig. 2).
Fig. 10. (au centre) Marie Salomé et Marie Jacobé, devant le Christ ressuscité. — Les mains des femmes sont cachées dans le manteau. Le Christ est drapé à l’antique.
Fig. 11. (à droite) Tirée de la parabole du festin : « J’ai épousé une femme. » — Le vêtement de la fiancée est d’une richesse extrême ; les manches sont démesurément larges ; la traîne de la robe enveloppe entièrement les pieds ; le manteau est richement doublé de vair. Le père présumé de la mariée porte un vêtement vert et un bonnet de laine. (Ce bonnet, qui apparaît parfois, mais pas souvent, a été repris d’une autre représentation du manuscrit.)
Engelhardt numérote les scènes dans sa gravure