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la traduction de ce poème est purement informatif du contenu qu'il avait. En fait c'est un code qui ne fonctionne que sous sa forme originale et latine. Nous fournissons une explication succinte sur un extrait latin en fin de poème.
Poème du calendrier. Les sages font taire les ignorants en se hâtant.
Vers permettant de trouver l’intervalle entre le jour de la Nativité du Seigneur et le début du Carême. Il est utile aux peuples de pleurer leur péché en larmes.
**Quiconque voudra connaître avec certitude l’intervalle depuis le jour de la Nativité du Seigneur jusqu’au Carême devra lire ces petits vers, dont chaque mot contient une année, en indiquant la fin de l’année mentionnée. Et s’il compte attentivement les lettres, il trouvera autant de semaines qu’il y a de lettres dans le mot ; quant aux points qu’il trouvera au-dessus du mot, il devra sans aucun doute compter autant de jours en plus des semaines comptées ; mais s’il ne trouve aucun point au-dessus du mot, nous déclarons que le jour de la Nativité du Seigneur est tombé un dimanche. Si quelqu’un demande à quelle époque cela a été fait : en l’an 1159 depuis l’Incarnation du Seigneur. » Les schismatiques connaissent les supplices infernaux.
Le souverain, confondant le Tartare, dépouille les captifs.
Les riches méprisent les larmes abondantes de ceux qui pleurent.
Le médecin hésite à briser l’ordre du riche.
Le sage compositeur, discret, plus sévère… Voir les explications en fin de Traduction Les pécheurs sont durement tourmentés dans le camp des méchants.
Il écrit en s’accordant, montrant des joies incertaines. Le Seigneur accorde des soulagements aux pauvres paisibles.
Il dispose admirablement les choses présentes en les éclairant. Les prêtres réprouvent les insensés et, en les réprouvant, les repoussent.
La dévotion des jugements attriste le réprouvé. Les fragiles sont chassés par les enseignements des saints du Roi.
La vaillance des dévots reprend les orgueilleux. Ils montrent les saints magnifiques, fruits des larmes.
L’honnête, intrépide, demeure ferme par la tradition. Les peuples divisés tremblent, titubant lourdement.
Celui qui souffre est troublé, puis soulagé par la protection. Les frères resplendissants se réjouissent de mépriser ceux qui sont dans les ténèbres.
Ils réjouissent par leur désir les frères affligés. Les saints méprisent les réprouvés et les réfutent en les méprisant.
Le parfait qui pleure exultera lorsqu’il sera réuni. Celui qui frappe le réprouvé est frappé par ses propres flèches qui volent.
Le religieux est sauvé parmi les assemblées angéliques. Le Père de tous retient les insensés en les repoussant.
Celui qui est délivré de la chair se réjouira pareillement. Les frères sages réclament les saints pontifes.
Plein de dons, il est loué pour sa noblesse. Ceux qui vivent saintement célèbrent le souverain dans leurs prières.
Le souverain rendra compte de sa décision. Les peuples cruels seront retenus dans les prisons des méchants.
Les cruels pleurent et montrent des traits qui font gémir. Les Écritures annoncent que les pécheurs périront.
Le Très-Haut obtient les splendeurs, en montrant ce qui lui appartient. Ils applaudissent ceux qui plantent, ils troublent ceux qui lacèrent les paisibles.
Les paisibles riront ; le vagabond sera attiré. Les docteurs montrent une leçon aimable aux tièdes.
La prospérité relève les indigents en bâtissant. Ceux qui louent le Seigneur soutiennent la clôture des pieux.
Les tristes pleureront, dépouillés de leur vêtement. Ceux qui troublent les paisibles tourmenteront les clôtures mauvaises.
Les pécheurs gémissent ; les sauvés se réjouissent. Celui qui méprise le cloître méprise la célébration du cloître.
Le Cananéen baptisé louera le Seigneur. Le bourreau fournit le supplice en tourmentant les paisibles.
Le Christ qui donne la vie vient en aide aux dévots. Les bourreaux pleureront, supportant de lourdes flammes.
Celui qui dépense son bien imite ceux qui se réjouissent. Les humbles célèbrent celui qui brise le Tartare en réclamant [justice].
Le Tout-Puissant donne à nos pères un enseignement. Les sages montrent aux peuples les préceptes du salut.
Dans les prisons fermées, les instruments de supplice montrent leurs cruautés. Les pontifes se réjouissent de faire avancer les chars malfaisants.
Les guéris applaudissent, délivrés des souillures. Les chrétiens réprouvent les pervers et méprisent leur présence.
Le Sauveur confondra ceux qui aiment les séditions. Ils troublent les marchands, les brigands qui dépouillent.
Le Sauveur méprise les plaisirs des gens du monde. Le Seigneur bien-aimé montre aux amis des remèdes.
Le pervers pleurera, le religieux se réjouira. Le souverain ordonnera, en les tourmentant, de repousser ceux qui pleurent.
La médecine donne conseil au malade. Le Seigneur façonne les paisibles en les ornant avec clémence.
Ceux qui pleurent leurs fautes riront de les avoir abandonnées. Les prostituées égarent les insensés par leurs séductions.
Les paisibles attendent la bonté du Sauveur. L’amitié montre les frères paisibles comme des amis.
Le souverain, plein de clémence, est comblé de doctrines paisibles. L’insensé est vaincu par les flatteries féminines.
Celui qui instruit toutes choses donne aux serviteurs fragiles des enseignements. Le Christ accordera un soulagement aux pauvres paisibles.
Le peuple est troublé, tremblant ; il pleure amèrement. Ils tourmentent les saints par le bourreau, en les réprouvant durement.
La probité des saints réfutera les Pharisiens. Ceux qui vivent paisiblement révèrent les cloîtres du bien.
Le Père de tous accorde aux saints pères un enseignement. Le réprouvé pleurera, les affligés se réjouiront.
Le compatissant enrichira les indigents de sa protection. Les coups des bourreaux procurent un soulagement aux justes.
Un conseil paisible triomphe de l’orgueilleux par sa probité. Les réprouvés méprisent, blasphèment et rejettent les bénis.
Le tout-puissant des astres repousse les réprouvés en les ramenant en arrière. Les païens qui croient en l’idole se réjouissent de la mépriser.
La chasteté immaculée réprouve fortement les Sodomites. Les parfaits resplendissent, illuminés par leur éclat.
La stabilité procure aux prêtres leurs dîmes célèbres. L’enseignement des pontifes est utile aux peuples paisibles.
Les parfaits se réjouissent en imitant ceux qui sont dans l’allégresse. Ceux qui méprisent le Christ répriment les saints en les tourmentant.
Les bourreaux, agissant avec violence, auront faim. La médecine réjouit beaucoup de malades.
Les jeunes gens exultent en gardant les barrières de la pudeur. Les accusés apaisent les souverains par des présents.
La fécondité apporte un soulagement à celui qui soigne. Le Seigneur permet aux peuples de se reposer en célébrant.
Le donateur de merveilles prend pitié des indigents. Les parfaits resplendissent et se réjouissent de briller avec éclat.
Le souverain enflammera ceux qui portent les ténèbres. Ceux qui méprisent les réprouvés fuient les enceintes de la fraude.
Il unira les élus par de nobles désirs. Les paisibles résistent aux pervers en réclamant justice.
Ceux qui traitent la question répriment beaucoup de gens honteusement. Leurs propres légèretés infligent un supplice aux insensés.
Le fou, le jongleur, est abattu par la flatterie. La prospérité brillante méprise l’enceinte des insensés.
L’élu ordonne aux pécheurs de se taire. Ceux qui croient au Seigneur craignent de détruire les temples.
Les pontifes se réjouissent à la fête du Seigneur souverain. Les fidèles bâtissent de leurs propres moyens les très saints cloîtres.
Le souverain montre aux serviteurs aimés un conseil. Les monstres, par leur présence, troublent les peuples faibles.
Briser le temple vénérable trouble le paisible. Le souverain exaltera magnifiquement ceux qui sont vénérables.
Ils blâment les paisibles et, en tourmentant les réprouvés, les épuisent. L’éclat orne les serviteurs bien-aimés des souverains.
Signification du poème codé et mode d'emploi
Poême et versets codés pour trouver la date de la Quadragésime (40 jours avant Pâques) à compter du jour de la naissance du Seigneur (extraits)
Reprenons et suivons les instructions d'Herrade
Il faut omettre le premier vers et commencer à compter les années à partir du deuxième vers. 
Donc le premier mot du second vers est Scribit
Ensuite il faut noter la date mentionnée par Herrade:
Si quelqu’un demande à quelle époque cela a été fait : en l’an 1159 depuis l’Incarnation du Seigneur. 
donc à compter du 25 décembre 1159.
On en déduit que Scribit est le premier mot "année" , qu'il doit s'agir de 1160, que ce mot contient 7 lettres et qu'il présente deux points au-dessus
Quiconque voudra connaître avec certitude l’intervalle depuis le jour de la Nativité du Seigneur jusqu’au Carême devra lire ces petits vers, dont chaque mot contient une année, en indiquant la fin de l’année mentionnée. Et s’il compte attentivement les lettres, il trouvera autant de semaines qu’il y a de lettres dans le mot ; quant aux points qu’il trouvera au-dessus du mot, il devra sans aucun doute compter autant de jours en plus des semaines comptées ; mais s’il ne trouve aucun point au-dessus du mot, nous déclarons que le jour de la Nativité du Seigneur est tombé un dimanche. Si quelqu’un demande à quelle époque cela a été fait : en l’an 1159 depuis l’Incarnation du Seigneur.
Appliquons par exemple à ce premeir mot "Scribit": 7 semaines de 7 jours + 2 jours
Scribit = 7 × 7 + 2 = 51 jours ; 25 décembre 1159 + 51 jours = 14 février 1160 (Quadragésime) ; Pâques est le dimanche au-delà de 40 jours  = 27 mars 1160 
Ce calcul est correct.
Voici les deux premières pages du poème codé, permettant de trouver la date de Pâques
S'agissant d'un code le texte latin dans sa forme et codification est indispensable
Nous vérifions systématiquemnt par la date de Pâques du calendrier Julien
et tous les calculs sont corrects sur 100 ans (sur cette vérification limitée)
Voici les 5 premiers résultats pour Pâques, tous conformes
Scribit Pâques le 27 mars 1160 conformans le 16 avril 1161 incertos le 8 avril 1162 gaudia le 24 mars 1163 monstrans le 12 avril 1164
soit 7 semaines + 2 jours soit 10 semaines + 0 jours soit 8 semaines + 6 jours soit  6 semaines + 5 jours soit 9 semaines + 4 jours
Ensuite, tout est bon jusqu'en 1259, sauf à bien lire les cas suivants détaillés Nature de la rectification
praesentia Pâques le 9 avril 1167 le ae , n'est qu'une lettre (e dans l'a)
soit 9 semaines + 0 jour
Möstificat Pâques le 20 avril 1169 le ö , n'est qu'une lettre
soit 10 semaines + 4 jours
Intrepidus Pâques le 24 avril 1177 Intrepidus n'a que 10 lettres Erreur d'orthographe ou de code
soit 11 semaines + 1 jours
Laetificant Pâques le 21 avril 1185 le ae , n'est qu'une lettre (e dans l'a)
soit 10 semaines + 5 jours
angelicis Pâques le 10 avril 1194 deux points sur angelicis au lieu de 1 erreur de copie (fatigue !)
soit 9 semaines + 1 jour
Praestabit Pâques le 10 avril 1205 le ae , n'est qu'une lettre (e dans l'a)
soit 9 semaines + 1 jour
eicietur Pâques le 3 avril 1222 correct
soit 8 semaines + 1 jour
ädificando Pâques le 19 avril 1226 le ä , n'est qu'une lettre 
soit 10 semaines + 3 jours
Cananäus Pâques le 4 avril 1238 le ä , n'est qu'une lettre 
soit 8 semaines + 2 jours
Exspendens Pâques le 12 avril 1243 faute d'othographe le mot s'écrit Expendens
soit 9 semaines + 3 jours Lätabundos Pâques le 16 avril 1245 le ä , n'est qu'une lettre 
soit 10 semaines + 0 jour
Fötoribus Pâques le 13 avril 1259 le ö , n'est qu'une lettre 
soit 9 semaines + 4 jours
En conclusion, tous les calculs en "gras" sont corrects, à condition de bien noter que ae et oe et ä et ö , ne forment qu'une seule lettre.
ne compter qu'une seule lettre pour, ae, oe, ä, ö.
Qu'une erreur de copie par Herrade ou par Engelhardt ou autres, a dégradé le calcul de :
angelicis Pâques le 10 avril 1194 deux points au-dessus au lieu d'un seul
Exspendens Pâques le 12 avril 1243 qui s'écrit normalement Expendens, autre faute de copie
Et donc que seul "Intrepidus Pâques le 24 avril 1177" pose problème sans que nous puissions en trouver la cause. Erreur de mot ? erreur de calcul de cette date ?
Mais nous savons surtout que le poème codé présenté par Herrade, donne bien la date de Pâques avec une fiabilité de 99%
Le Poème entier devait permettre ce calcul jusqu'en environ 1670 !
Nous rappelons pour mémoire que: 
Le calendrier Grégorien (Pape Grégoire XIII) a été décidé en 1582, puis progressivement mis en oeuvre dans cinq nations à cette date (en passant du jeudi 4 octobre 1582 au vendredi 15 octobre 1582)
Simultanément, la nouvelle règle applicable aux années bisextiles devenait :
année divisible par 4 → bissextile
• sauf les années séculaires (1700, 1800, 1900…), qui ne sont pas bissextiles
• sauf si elles sont divisibles par 400 (1600, 2000, 2400…), auquel cas elles restent bissextiles.
La première modification du calcul est donc apparu en 1700 !